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AVOCAT FICHU METIER (SUITE) : ON VA TOUT KC !

Posté le 18 juillet, 2018 dans avocats / advocacy

The cat is out of the bag: mon honorable Etude dePfyffer|Avocats, à la rue Bellot depuis 1958, et une équipe spin-off de Python, nous associerons à Kellerhals Carrard le 1er janvier 2019. Pour devenir la seconde Etude de Suisse par tête de pipe – avec un fort pôle romand/latin. Alléluia ? Inéluctable ? Nécessaire ? Simplement souhaitable ? A l’heure où les Legal Marketplace, entendez par-là un Uber ou AirBnB des avocats, n’ont pas vraiment décollé, et où les Legal Techs sont encore davantage un sujet pour le déjeuner qu’un apport effectif à la profession, la question des concentrations et des réseaux reste, elle, actuelle et concrète. En d’autres termes, la technologie ne sera jamais qu’un outil, un vecteur. Ce qui compte est toujours le marché, qui seul décide. En vingt ans, le nombre d’avocats a doublé à Genève, et une majorité sont désormais salariés – lors même que l’avocat est l’archétype de l’indépendant. Mais être avocat salarié n’empêche pas l’indépendance, opérationnelle et de l’esprit, celle de la loi et des principes fondamentaux. Parallèlement, le nombre de manières de pratiquer a augmenté, pour couvrir une plus vaste palette de besoins de la population et de la société, traités par une plus vaste palette d’avocats – du sole practicioner aux mega-firms.

Dans ce contexte, cette association est porteuse de perspectives. Par la réunion, en premier lieu et comme toujours, de personnes. De talents et de compétences. Par la jonction de réflexions et d’un animus sur le métier, un idéal commun, des méthodes et des outils, avec une vision à dix ans de terme. Et, au-delà de la force de frappe du nombre, par une extraordinaire implantation de professionnels qui comptent. De là, où va l’avocat dans dix, vingt ans de plus ? Ce blog en a souvent parlé. Ni la technologie ni l’intelligence artificielle, whatever that means, ne remplaceront la science humaine du métier : écoute, empathie, humanité, connection. Aucun robot ne préparera un client à l’audience ou à une négociation, ni sur le fond, ni moralement. Certains voient le marché s’éclater en des services différents. Avec de la vente de prestations quasi-standardisées – et l’avocat et/ou la machine identifiant laquelle convient au client selon des grilles. Avec des spécialistes – des techniciens fournissant des prestations personnalisées mais ciblées. Et avec des conseillers-stratèges capables d’appréhender des situations d’ensemble, souvent complexes, et de piloter, guider ou aiguiller. Comme en médecine, le généraliste est loin d’être enterré. Et nous, on va tout KC !

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