(FILES) A picture taken on January 14, 2009 in New York, shows Bernard Madoff leaving US Federal Court after a hearing regarding his bail. The French prosecutor's office opened on May 29, 2009 an investigation into allegations of fraud following complaints from investors who say they were harmed in a pyramid scheme orchestrated by US financier Bernard Madoff, legal sources said.     AFP PHOTO / TIMOTHY A. CLARY (Photo credit should read TIMOTHY A. CLARY/AFP/Getty Images)

BROULIS, MADOFF – OÙ EN EST-ON ? – ET COMPLIANCE

Posté le 27 février, 2018 dans actu / news

Belle salade de fruits – au bol ce soir. Broulis est un type formidable – paraît-il. Le consensus vaudois et le horse trading ont fait que la ville et la gauche lui ont fichu la paix sur ce coup-là – excuse qui ne vaut rien. Et il a donc choisi, peu importe les raisons, où il voulait payer ses impôts, avant et après 2011. Un membre de plus du club « faites ce que je dis, pas ce que je fais ». C’est anormal. Faites comme lui et vous verrez qu’on ne vous la fichera pas, la paix. Il doit donc y avoir un prix politique à payer. C’est la règle du jeu. A Genève (et Lugano), une nouvelle volée vient d’obtenir son CAS en Compliance in Financial Services. Quarante-quatre bons petits soldats qui vont casser les pieds aux clients et aux gestionnaires avec passeports et utility bills à jour, tout en se renseignant depuis leur chaise sur… Internet et via l’arnaque qu’est World-Check – bel exploit – tout en étant incapables d’éviter 1MDB. Quarante-quatre qui posent fièrement comme les volontaires à Milgram, avec le sens du zèle et du devoir. Au secours réveillons-nous – le compliance est un truc pire grave. Et que les Millenials enterreront comme le reste de l’administration improductive et soft goulags publics ou privés. Pourquoi ? Parce que cela n’a pas de sens et les saoulera. Ce qui est la meilleure des raisons. A l’heure où l’Uni est aussi devenue un business, où les CAS apportent des rentrées contrairement aux Bachelor/Master, faire payer ce truc cher (le prix n’est d’ailleurs pas sur le site) pour enseigner ça est une volupté courtelinesque.

Madoff – son liquidateur a récupéré 73% de la perte nette sans intérêts, ce qui est remarquable et inédit dans un tel cas de fraude pure et simple. Pourquoi ? Parce que la SIPC a payé tous les frais juridiques, ce qui lui a permis d’entamer des centaines d’actions révocatoires – là où aucun liquidateur non-SIPC ne l’aurait fait, ni aux Etats-Unis ni ailleurs. La SIPC a donc joué son rôle – parce que l’affaire était grave. Qui a touché ces 73%, et taux qui augmentera encore ? Les clients directs, essentiellement américains, ont touché 100% en-dessous de $ 500’000, grâce à la garantie minimale par compte elle aussi payée par la SIPC, et jusqu’à 62% vu les réserves et provisions dues à des procès en cours. Et les clients européens, investisseurs via des feeder funds ? Ils ont touché ou toucheront entre 15-20 et 35-40% via le fonds. Pourquoi cet écart ? A cause de ceux d’entre-eux qui ont retiré leurs gains fictifs – sans qu’il ne soit juridiquement ou pratiquement possible de les leur réclamer. Et à cause des frais et frais d’avocats, ayant été, pour certains des fonds, très importants, au préjudice des perdants. Reste le Madoff Victim Fund du DoJ – issu du pénal. Il distribuera quatre milliards, soit l’écart avec la perte nette. Il a distribué 724 millions en priorité à ceux qui n’ont encore rien touché – pour qu’ils reçoivent 25%. Cette décision est critiquable mais d’un impact limité puisqu’il lui reste 3,3 milliards à répartir entre les victimes directes. Cela pourra faire, pour certains, 20 à 30% de plus. Alléluia.

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