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Floyd Landis, dopage et escroquerie, et Bruce Springsteen prévisionniste économique

La réaction du public au dopage, à la corruption ou au trucage d’événements sportifs est toujours surprenante. L’indignation est limitée et de courte durée, comme si c’était finalement naturel, que les stars restent les stars ou que ce n’est pas très grave car ce n’est « que » du sport, du jeu, du récréatif. Ainsi certains événements ne sont-ils pas appréhendés dans l’ensemble de leurs conséquences, et même la justice n’y prête souvent qu’une attention étroite. Le sportif dopé est déchu de ses résultats, régulièrement plusieurs années plus tard, ce qui vicie tout l’événement. Et c’est tout. Pourtant le dopé comme l’arbitre corrompu comme les joueurs truquant un résultat ont un comportement qui va bien au-delà des conséquences qu’ils subissent. Celui qui gagne ainsi le Tour de France sur le tapis vert cinq ans plus tard a été privé des retombées sportives et économiques de ce qui aurait dû être sa victoire. Il possède sûrement une créance en dommages-intérêts pour acte illicite – comme le non-qualifié dont la place a été prise par un dopé et qui a perdu une chance de concourir. Les spectateurs et les sponsors d’un match truqué sont tous victimes d’un acte illicite – puisqu’ils paient pour un événement dont le résultat doit découler du jeu non faussé. Un sponsor peut subir un dommage d’image d’être désormais associé à un dopé tricheur.

En tout cas Floyd Landis a-t-il lui compris une partie du problème à son corps défendant. Accusé de dopage et le contestant vigoureusement, il avait monté une fondation, le Floyd Fairness Fund, à laquelle avaient contribué des donateurs et qui a assumé pour $ 2 millions de frais juridiques de cette bataille. Ayant finalement jeté l’éponge et admis s’être dopé, il évite de justesse une poursuite pénale pour fraude à l’encontre de ses donateurs [1] en effectuant une indemnisation substantielle. Quant au « Boss », Bruce Springsteen, vieux rocker de son état, il est un repère dans un domaine insoupçonné pour le Ministre des finances australien – à en croire le Vietnam Times [2] ! Ce M. Swan, apparemment Ministre des finances de l’année selon le magazine Euromoney, a en effet confié que Springsteen avait prédit les changements sociaux et économiques aux Etats-Unis dans ses chansons bien avant les spécialistes. Avis donc aux amateurs. Allez sur un des sites de lyrics [3] et vous y trouverez sûrement des prédictions dans ses plus de deux cent chansons de 1973 à 2012… Ah si tous les ministres des finances allaient chercher l’info là où elle est fiable, les Etats se porteraient beaucoup mieux.