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GENEVA FIRST

Posté le 26 avril, 2018 dans divers

Celui qui aurait pu penser à singer le slogan électoral de Trump n’est plus là – et il est parti en Valais et ne parle probablement pas l’anglais. Et les slogans des autres sur les affiches du deuxième tour de l’élection au Conseil d’Etat volent haut. Passons la liste bonne santé des illuminés du Père Dieu Créateur Suprême du Ciel et de la Terre. Est-ce bon pour la démocratie, le débat, la pluralité, des illuminés qui se présentent ? Ou cela nuit-il à la représentation des partis viables comme les indépendants aux States ? La question peut rester ouverte. Poggia fait dans le mille fois remâché au point de n’en croire ses yeux : la politique du bon sens, le courage des idées et la force de l’action. Wow. Signifiant que les autres en sont dénués. C’est, en termes de positionnement partisan, illisible. Nidegger, c’est « Qui d’autre ? » Tous, il faut croire, vu qu’il ne passe jamais. Les candidats de l’Entente sont eux « unis pour agir ». Donc pas les autres – qui ne sont ni unis, ni n’agissent. Cretegny, lui, est la voix de tous ceux qui veulent un développement maîtrisé du canton. Ils apprécieront d’être happés. Il veut stopper le bétonnage – facile -, maîtriser l’aéroport et protéger l’économie locale. Ouf – car pas les autres, donc. Jocelyne Haller veut barrer la route à la droite – ça au moins c’est clair – et lutte pour la justice sociale. Merci. Hodgers, Torracinta et Apothéloz, l’autre bloc, sont engagés pour la formation, le logement et l’emploi. On espère bien ! – puisque ce sont les dicastères des deux premiers… Il ne manquerait plus que ça.

Où cela nous mène-t-il et que cela signifie-t-il ? Le programme des partis ne peut bien sûr se dérouler sur de seules affiches. Au mieux les slogans sont-ils idiots ou réducteurs, ou s’agit-il simplement de montrer, de rappeler la bobine et le bon souvenir de ceux qui ont développé leur programme par ailleurs. Mais à voir la tête des Millenials quand ils ouvrent leur enveloppe des élections, aucun parti ni candidat ne fait son travail correctement. Aucun n’atteint ni ne touche cette génération entière. Les élus ont en moyenne trente ans de plus qu’eux, et ils ne connaissent virtuellement aucun candidat au Grand Conseil. Alors les votes, s’ils se font, se font par liste et sur une idée plus que limitative des grands axes des partis – leurs programmes, ils ne les connaissent même pas. De bons communicants, c’est cher. Etre un bon communicant, c’est rare. Celui qui est élu à la majorité de… 30% de participation doit donc toujours se rappeler que sa représentativité concrète est limitée, et ne pas oublier les générations qu’il ne connaît même pas. PS : vous aurez bien reconnu le drapeau de Genferei.org.

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