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GROSSES FATIGUES DE L’ÉTÉ, BLACKWASHING ET BÛCHER DES VANITÉS

Posté le 15 juillet, 2020 dans actu / news

Un camionneur reçoit un bulletin de chargement par email, puis l’exemplaire physique en papier. Il ne vérifie pas que l’exemplaire papier n’est pas le même que celui reçu par email. Le camion est mal chargé et a un accident. Haro sur lui pour n’avoir pas vérifié – la seule chose qu’il pouvait et devait faire. Si ça se trouve, il sera licencié pour faute grave. Idem si le camionneur est un architecte et qu’il s’agit de plans. Mais si le camionneur ou l’architecte est une banque, alors là, la faute n’est pas grave, les conditions générales exonèrent de tout et c’est le client qui raque. En Suisse une banque ne peut pas faire faux. Ce nouvel exploit émane de la 18ème Chambre du Tribunal civil de Genève. Quand on vous dit à longueur d’années que la justice a un biais subliminal envers les banques et qu’aucune autre industrie n’est protégée de la sorte… Parlant de banques, la LGT met régulièrement des pubs dans Le Temps. Très bien. On y voit un prince aux cheveux blancs tiré à quatre épingles qui se veut visiblement incarner à lui seul une stabilité remontant au moins à Godefroy de Montmirail, en plein centre de l’Europe nantie, blanche, impériale et historique.

Tiens ! Depuis que le monde entier s’est (enfin) ému du sort des noirs suite au meurtre de Georges Floyd, voila-t-y pas qu’une… noire apparait dans la dernière pub de LGT. Faut pas avoir honte. On dit comment blackwashing en liechtensteinois ? En fait, le mot ne doit pas même exister. Plus près de chez nous, au début de la banque Syz & Co, les banquiers privés – dont Lombard Odier – s’étaient étranglés avec leur pochette de veston qu’elle omette soigneusement dans sa com qu’elle était une banale SA. Sous-entendu, exploitant le « & Co » pour faire accroire qu’elle était aussi une banque privée. Voilà-t-y pas que… Lombard Odier, devenue une SA, une vraie, dont la responsabilité est ainsi désormais limitée, continue à se la jouer banquier privé sur son site… où la mention que c’est une SA n’apparait qu’une fois, en tout petit, tout en bas. Alors que tout le narratif et toute la com mettent en avant les termes d’autrefois pour faire accroire que c’est encore comme autrefois. Biaisez, biaisez, il en restera toujours quelque chose. Et n’aura jamais de conséquences. Allez, c’est tout pour ce soir. Atchaobonsoir.

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