4117_D015_07703_R
Laura Harrier stars as Patrice and John David Washington as Ron Stallworth in Spike Lee’s BlacKkKlansman, a Focus Features release.
Credit: David Lee / Focus Features

HOU LES OSCARS – UNE FOIS DE PLUS

Posté le 14 mars, 2019 dans actu / news

Vu hier soir Green Book, Oscar 2019 du meilleur film. Et fureur une fois de plus contre les Oscars. Déjà la liste des nominés était-elle critiquable. Mais primer Green Book over BlacKkKlansman est dur à avaler. Green Book est middle of the road, facile, linéaire, scolaire, convenu, superficiel, simpliste. Ce qui se ressent au bout de trois minutes – au bout de trois minutes on sait qu’on s’est fait avoir. Le sujet est effleuré. La photographie est ok, sans plus. Les acteurs sont bons, sans plus, mais scolaires dans leur jeu de blancs blacks et ritals – en fait même caricaturaux. Drôles mais à peine. Ce film aurait été simplement divertissant – s’il n’avait été nominé et primé. Spike Lee – « trente ans c’est long pour un (sous) Oscar (de consolation) » – est, lui, un génie. Et BlacKkKlansman est tout à la fois : magnifique, les acteurs sont beaux, naturels, puissants, simples, l’intrigue est autrement plus forte, vive, clivante, complexe. L’histoire a cent fois plus de strates et de profondeur. D’intensité. De montagnes russes d’émotions par lesquelles Spike Lee joue avec nous et se joue de nous. Nous fait tour à tour rire, pleurer, peur – et nous divertit. Alors le choix d’une récompense industrielle est-il juste artistique et subjectif ? Bien sûr que non. Célébrer Green Book, c’est infliger à Spike Lee ce que Green Book dénonce – en 1962. Mission pas accomplie. La prochaine fois, je regarderai le Green Book du moment sur Pirate Bay. Atchaobonsoir.

laisser une réponse