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LUEUR D’ESPOIR EN TERRE VAUDOISE

Allez, un peu de sarcasme, le canton de Vaud est autoritaire et policier – l’auteur de ce blog le sait puisqu’il avait assisté au procès de Lôzane Bouge en 1982. Plus sérieusement, c’est vrai qu’il s’y trouve une forte composante autoritaire qui a son origine dans son histoire politique. Le juge Colelough y a apporté sa brèche par un jugement d’acquittement qui lui a donné son quart d’heure de célébrité mondiale – même le NY Times en a parlé ! Il ne l’a pas fait pour cela, bien sûr, mais en appliquant la loi. Et par un jugement solide… solidement préparé en amont, aussi, par les activistes poursuivis et leurs avocats. Chacun est dans son rôle, et hélas aussi le procureur général qui a annoncé un appel. C’est sa décision. Que cela soit son devoir se discute, notamment en termes de politique criminelle. Ne nous voilons pas la face : les autorités de poursuite pénale ne poursuivent pas, d’office, comme elles le devraient pourtant, en Suisse, des entreprises et multinationales qui mettent la planète en danger par des violations du droit pénal positif.

Alors le combat est-il contraint d’émerger au travers de la défense de celui qui, sans moyens, dénonce le puissant, et est poursuivi pour cela. Ce renversement est regrettable. Le droit pénal protège mille choses appartenant à tout un chacun. Mais dans la pratique, il protège beaucoup, pour ne pas dire surtout ou en premier lieu, les riches et les puissants. Ce qu’il ne faut jamais oublier. Appel ou pas, le juge Colelough a fait ici juste et bien. Et ne serait-ce que parce qu’il a donné ou redonné espoir en l’institution judiciaire à ceux qui dénoncent vraiment. Les réacs de service côté PLR valaisan ou autres vont remboucher leur trompette [1] – mais on s’en moque. Pas, en revanche, des responsabilités que la Cour d’appel cantonale prendra, ou ne prendra pas, sur cette question. A suivre.