Me-First

MOI FIRST – ET PREMIÈRES GROSSES FATIGUES DE L’ÉTÉ

Posté le 8 juillet, 2020 dans actu / news

Par encore de nouvelles turpitudes nouvellement révélées, Pierre Maudet pousse le parti à l’exclure et, posture, se plaint que son parti lui fasse un « procès politique ». Ben oui, quand on est élu dans et grâce au soutien d’un parti, on peut aussi fauter et le décevoir par des actes qui ne sont pas nécessairement pénaux. Et se plaindre des conséquences de ses fautes est plus qu’inconvenant. Ceci ne mérite que honte et opprobre, et pour longtemps. Blocher, qui a été un mauvais conseiller fédéral et l’un des rares de l’histoire sanctionné par une non-réélection, réclame sa retraite arriérée après, milliardaire qu’il est, y avoir renoncé pendant treize ans. Prétexte : ce gouvernement-là ne mérite pas de ne pas la lui payer. Puéril puisque ce sont les contribuables qui paient, donc les électeurs – de son parti et des autres. L’histoire le retiendra aussi – et son parti en paiera le prix, merci à lui. Point commun ?

Blocher comme Maudet comme Trump, c’est moi first. La politique d’un Blocher était de sauvegarder son cadre de vie, ses conditions-cadres économiques. Pas vraiment celles de ses électeurs. Comme Trump. Comme Maudet. Constatation suivante, en Suisse comme aux États-Unis, le PLR et le GOP sont morts parce qu’ils n’ont plus de message, plus d’idées, ne font plus que de défendre leur pré-carré et des valeurs dépassées et toujours les mêmes : l’économie, donc une valeur primairement égoïste lorsqu’elle est invoquée non pour le bien commun mais pour ce qu’elle procure à certains. En France, la nomination de Dupont-Moretti Garde des Sceaux soulève la tempête. Après avoir dit qu’il n’accepterait jamais un tel poste – comment on désigne, déjà, les gens qui ne changent jamais d’avis ? – hop me voilà. La magistrature se cabre nécessairement. Elle est devenue un corps dans l’État – et qui mérite constamment des réformes. Garder le meilleur et réformer le pire, a-t-il dit, diplomatiquement. Bonne chance en dix-huit mois et avec la résistance passive et l’inertie qu’il y a à tout changement. Mais au fond, sa nomination n’est-elle pas un coup de com pour éviter de parler du reste du gouvernement ? Le résultat est atteint, en tout cas.

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