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NATIONALISME

Posté le 27 mai, 2019 dans actu / news

Le phénomène du nationalisme étonne et inquiète. S’il est possible d’aimer légitimement son coin de vie et son concitoyen, pourquoi vouloir faire corps avec d’autres autour d’une identité – réelle ou supposée – au point d’en perdre sa propre indépendance d’esprit sinon sa propre identité ? Et pourquoi vouloir s’assimiler autour d’une telle identité au delà d’autres clivages, parfois profonds ? Pourquoi, comment, en lien avec quoi ? Un territoire, une culture, une race ou une ethnie ? Quelque chose de moins défini, de plus intuitif, viscéral ? Ou au contraire qui s’explique ? Ce blog a souvent mis en cause l’accaparement de la « suissitude » de telle ou telle position politique, toujours illégitime et… il faut le dire, simpliste. Soit tout simplement fausse, déceptive. Et qu’il faudra toujours combattre en tant que telle. Toutes les positions politiques peuvent être adoptées en étant « suisse » dans l’âme. Pourquoi le nationalisme – à l’heure du village global, de la libre circulation de tout dont chacun profite, qu’il l’admette ou non ? Pourquoi le nationalisme – à l’heure où nous n’avons qu’une seule planète à sauver tous ensemble ? Et pourquoi se créer par-là des ennemis – posture historiquement dangereuse ?

Nous voulons que tout circule, l’argent, les marchandises, les idées, les droits de l’homme, les réseaux sociaux, aller passer nos vacances où bon nous semble y compris chez des « méchants », nous voulons que la prospérité, surtout la nôtre, et le progrès, circulent – mais pas les démunis ni les « autres ». Ce blog a déjà évoqué le problème de com. qu’a l’Union Européenne, laquelle cristallise des problèmes en réalité essentiellement de politique intérieure, pour laquelle elle est blâmée à tort parce qu’elle n’a pas les outils pour s’en défendre. Et parce que c’est une posture simpliste et porteuse pour ceux qui l’expriment – c’est tellement universellement simple de blâmer quelqu’un d’autre, de se créer un ennemi tiers pour se rassembler. Ce qui fascine est que cela marche toujours, que des électorats tombent encore et toujours dans le panneau, sans égard pour les dangers. Ce blog se réjouit d’essayer de trouver une réponse dans le livre de Pierre de Senarclens « Nations et nationalismes » – visant à cerner l’origine, sociale, historique, subliminale sinon inconsciente peut-être, des frontières politiques et identitaires qui fondent les nations et les Etats qui leur correspondent généralement, mais précisément pas toujours. A suivre – pour essayer de comprendre.

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