Karl Marx

NOUVEL OPIUM DU PEUPLE, POLLUTION NUMERIQUE, LA PUB EST MORTE ET AVOCATS 4.0

Posté le 11 septembre, 2017 dans divers

Il y a une telle inflation de création audio-visuelle numérique, une telle boulimie des fournisseurs de streaming à se constituer les plus gros portefeuilles possibles de contenu, films, séries, chaînes, replays, etc., pour tenter de s’accaparer la préférence du consommateur, et la plus grosse part de revenu futur, que c’est désormais clair : l’entertainment est le nouvel opium du peuple. Abruti par des heures par jour de contenu visuel, le peuple ne songe plus à faire la révolution. Par ponction périodique par abonnement d’une partie de son revenu, il paie une sorte de « taxe » d’entertainement. Même si le choix du fournisseur reste libre ? Même cette affirmation est contestable vu les concentrations et les exclusivités dans le secteur. Production avilissante ou liberté et progrès créatif ? Cela se discute – et ce qui mène à la constatation suivante, Orwellienne elle aussi : pour garder le prix bas, le consommateur est en plus agressé de contenu publicitaire qu’il ne souhaite pas, visuel, audio ou les deux. Il doit le subir de longues minutes voire plus partout : Internet, cinéma, magasins, événements sportifs, culturels, gares, ascenseurs, parkings, etc. etc. Cette pollution numérique que constitue la publicité non-souhaitée est la conséquence de cette révolution 4.0 : elle oblige tout fabricant ou fournisseur à avoir accès direct au public, le plus nombreux possible, en payant cher pour cet accès. Puisqu’il ne vient plus physiquement chez lui.

Le vrai luxe, intellectuel comme financier, aujourd’hui, est donc d’éviter cette pollution. La pub actuelle, d’ailleurs, en termes de contenu, est morte. Nulle. Obsolète. L’accès au consommateur a déjà vécu sa mue de la révolution 4.0 – mais pas le contenu publicitaire. Il demeure celui des anciens vecteurs – et tombe donc à côté des nouveaux vecteurs et de la perception de ceux qui en sont la cible. Il va y avoir, là aussi, de la casse. Dernier mot sur les coworking spaces déjà souvent évoqués sur ce blog. La prochaine évolution ? Ils ne seront plus simplement des lieux design et sympa où divers professionnels travaillent dans le même endroit, mais chacun pour soi, en profitant d’un espace partagé et de services de base à un prix plus favorable que dans des locaux privatifs. Les coworking spaces sont en train de devenir des réseaux de partage libre et informel de compétences, services et assistance. Ces coworking spaces reproduiront de petites villes ou petits quartiers professionnels dans la ville. Pour le bien commun en termes de choix et de productivité, et avec la liberté et la mobilité d’en changer. Les avocats 4.0 n’échapperont pas d’en… profiter – et de fournir leurs services en direct dans ces espaces. Et les rétrogrades de service ne pourront rien y faire.

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