ON THE BASIS OF SEX

Posté le 11 septembre, 2021 dans droit / law

Les sujets juridiques liés au sexe et au droit sont un terrain miné. Il n’y a que des coups de bâton à prendre – dans un domaine aussi subjectif et désormais politisé. D’où cela vient-il ? Pour partie d’Amérique bien sûr – avec dans le mixer féminisme, bigoterie et libertarianisme. Depuis Meritor Savings Bank v. Vinson (Cour Suprême, 1986), une relation même consentie entre personnes de niveaux de pouvoir différents peut être un signe de discrimination sexuelle. Et donc relever d’un harcèlement illicite.

De là des règles et politiques dans les milieux académiques, professionnels, administratifs prohibant de telles relations. Progrès ou problème ? Dans les années 80, les féministes avaient critiqué cette régulation de la sphère de libre de disposition des femmes – moralisatrice et infantilisante. Il était discutable qu’un appareil réglementaire s’immisce dans l’intime. Aujourd’hui, après #me too, il est virtuellement impossible de poser la question et de débattre de savoir s’il peut exister un consentement libre entre personnes d’un niveau de pouvoir différent.

La solution est peut-être dans l’évolution de la notion de viol, par le remplacement de la condition d’une contrainte physique ou psychique par un consentement libre et exprimé. Alors la règle d’amont, problématique, pourrait-elle disparaitre. Difficile d’établir un consentement libre et exprimé, ou son absence, rétorque-t-on ? Faux problème : hors les blessures physiques, établir une contrainte était déjà difficile. Bonne chose que ces notions et leurs définitions évoluent, et d’en débattre librement.

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