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POWER VS POWER, LA MORT ANNONCEE DES CONDITIONS GENERALES (?) ET UNE MAISON BLANCHE MAFIEUSE ?

Posté le 13 avril, 2018 dans divers

Des nouvelles d’Amérique ce soir à l’évidence. Deux milliards d’utilisateurs. Plus que tous les catholiques ou tous les musulmans du monde. Facebook est un hébergeur, ou un média, selon, d’une taille inédite dans l’histoire. Marc Zuckerberg a répondu aux questions des sénateurs dans ce qui était, in fine, un affrontement entre deux puissances d’un Etat de droit moderne : la puissance politique, démocratique, celle des élus qui font les lois, d’une part, et celle de l’entreprise capitaliste qui a atteint une taille suffisante pour résister aux Etats, qui emploie des dizaines de milliers de citoyens, qui véhicule l’information entre un nombre inédit d’adhérents, et peut en cela et par sa puissance financière faire et défaire des élections. Ce face à face était donc à ce titre, lui aussi, particulier, avec ses moments de respect et de défiance réciproques, le tout en live soit de manière transparente et démocratique – tous les Etats ne peuvent pas en dire autant. Mais surtout passionnante. Zuckerberg a-t-il convaincu ? Pas entièrement – mais les problèmes sont complexes et polymorphes. Un sénateur s’est ému que les utilisateurs puissent souscrire à des conditions générales qui ne soient longues et complexes au point de ne jamais être lues, cela probablement à dessein. Elles sont toutes ainsi pour des raisons à la fois commerciales et juridiques – mais ce qui affecte leur portée à chaque fois qu’un utilisateur est lésé par le procédé.

Peut-être qu’un jour le Congrès exigera des conditions générales véritablement accessibles à chacun. A suivre. Une Maison Blanche mafieuse ? Le mot est fort et il est de William Comey, l’ancien chef du FBI renvoyé par Trump. Certes il publie un livre pour se justifier, accessoirement gagner de l’argent. Et peut-être un peu se venger de Trump. Il en profite pour se défendre aussi sur son traitement de la seconde partie de l’enquête sur les emails d’Hillary. Et il aurait peut-être mieux fait de mieux réfléchir avant. Mais il livre sur Trump, son fonctionnement moral et celui de son « clan », une métaphore qui décrit l’entente mafieuse comme Boileau l’aurait fait : Interacting with Trump, Comey writes, gave him “flashbacks to my earlier career as a prosecutor against the Mob. The silent circle of assent. The boss in complete control. The loyalty oaths. The us-versus-them worldview. The lying about all things, large and small, in service to some code of loyalty that put the organization above morality and above the truth.” Les avocats connaissent bien le mensonge pathologique, qu’ils côtoient au quotidien. Les menteurs “ …lose the ability to distinguish between what’s true and what’s not,” Comey writes. “They surround themselves with other liars. . . . Perks and access are given to those willing to lie and tolerate lies. This creates a culture, which becomes an entire way of life.” That’s All Folks.

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