Sen. Lindsey Graham, R-S.C., left, Sen. John Barrasso, R-Wyo., Sen. John Thune, R-S.D., stand with President Donald Trump, Vice President Mike Pence, Sen. Roy Blunt, R-Mo., and Senate Majority Leader Mitch McConnell of Ky., as Trump speaks while departing after a Senate Republican Policy luncheon, on Capitol Hill in Washington, Wednesday, Jan. 9, 2019. (AP Photo/Alex Brandon)

THE LAST WHITE MALE CHAUVINIST PIG PRESIDENT

Posté le 11 février, 2020 dans actu / news

Les Démocrates ont été critiqués pour avoir mené une procédure d’impeachment qui ne pouvait pas aboutir – vu la majorité des 2/3 nécessaire pour destituer le président, la majorité Républicaine au Sénat, et quoi qu’ait pu faire Trump. C’était pourtant là son but, et sa vertu : acter dans l’histoire ses turpitudes et leur soutien inconditionnel par les Républicains. Depuis trois ans, le combat et les lignes de front sont en fait clairs. Un vieux parti dont c’est même le nom a repris la rhétorique mafieuse d’un président qui martèle contre ses adversaires des accusations qui valent pour ses actes. Et reprend sans honte non plus ses mensonges permanents – érigés en système – sur ses actions et son bilan. Diversion, propagande, bien sûr, mais pourquoi ? Il n’y avait qu’à voir les représentants et sénateurs Républicains pendant cette procédure – dont cela aura été un autre des enseignements : tous vieux, blancs, nantis et presque exclusivement hommes. Attaquer Trump, c’est les attaquer eux – leurs valeurs et leur pouvoir, dont ils comprennent que, par la force des choses, ils vont leur échapper. 

Ce n’est plus une seule question de doctrine économique, sociale ou politique. C’est l’évolution de deux blocs par le jeu de la démographie : les vieux blancs misogynes racistes et suprémacistes, uniforme et souvent évangélistes, l’Amérique historique qui possède, en train de perdre pied face à l’Amérique urbaine, diverse, éduquée, multiculturelle, qui regroupe tous les âges et une très large majorité des jeunes dont les aspirations ne sont plus capitalistes-libérales mais sociales-démocrates. La vue des bancs Républicains, Mitch McConnell et les vitupérations de Lindsay Graham en tête, donnait l’exacte image de ce camp devenu une caste du passé s’accrochant désespérément et perdant toute dignité. En face le front avance comme un inexorable orage. Le gerrymandering n’y pourra plus non plus et les Républicains ne gagneront pas une troisième élection à la faveur du collège électoral en perdant le vote populaire. Un des camps prendra l’ascendant pour longtemps. C’était le dernier président Républicain.

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