Interconnected-world

VILLAGE GLOBAL : MUSEE DE LA FINANCE, PROPRIETE INTELLECTUELLE EN ETHIOPIE ET LE RETOUR TRIOMPHAL DES OFF-SHORES

Posté le 2 octobre, 2017 dans actu / news

Les offshores sont mortes sous les coups de boutoir du G20 et des « leaks » aussi illégaux qu’amoraux dont les Etats ont été les receleurs ? L’OCDE, le grand ordonnateur le plus liberticide depuis le communisme, a-t-elle gagné ? Il ne semble pas à voir les e-sociétés strictement virtuelles et numériques que l’Estonie offre en quelques clics à quiconque où qu’il soit. Aaah mais l’EAR veillera à ce que tout ce petit monde passe à la caisse ? Ce que l’Estonie rappelle-là, c’est que jamais l’envie ne passera aux acteurs du commerce de vendre biens et services depuis un lieu plus accueillant en termes de contraintes administratives et de fiscalité. Et que si c’est par la contrainte qu’il faut les assujettir, soit la méthode OCDE, le monde n’en est pas meilleur. Tout ceci ramène en fait au (vieux) problème du transfer pricing et, par-là, pour les services numériques, à la difficulté (sinon à l’impossibilité) de leur appliquer une taxation territoriale. En voulant concevoir la fiscalité du numérique sous cet angle pour tacler en premier lieu les GAFA, la Commission européenne et l’OCDE font fausse route. Ils en restent à des concepts du 19ème – la taxation géographique du travail et de sa valeur ajoutée – pour ne pas voir leur échapper les produits du 21ème.

Comme l’approche est dépassée, cela est voué à l’échec. Vive l’Estonie donc ! Un Musée de la Finance a ouvert à Zurich. Glory glory Allelujah. Y trouverons-nous les crevées d’UBS devenu un hedge fund leveragé 50 fois et renfloué par nous tous ? Les opérations d’initiés qui n’existent heureusement pas en Suisse, à en croire les teneurs et acteurs de ce marché ? La finma plus opaque que le Politburo des meilleurs âges ? Les rabatteurs suisses de Madoff, un si honorable et si grand ponte du Nasdaq ? Réponse quand ce blog l’aura visité – mais à votre avis ? Vous voulez télécharger un film illégalement en Ethiopie ? Pas bien ça – et la vitesse d’Internet vous en empêchera. Mais les affaires étant les affaires, des automates de fabrication chinoise et opérés par de jeunes ingénieurs locaux vous permettent de les télécharger, pour dix centimes par film, sur une clé USB. Comme il n’a rien coûté, c’est tout bénef pour celui qui le vend. Illégal ? Scandaleuse violation des droits de propriété intellectuelle ? L’Ethiopie n’est pas membre de l’OMC ni des principaux traités de PI. Bon, avec les autres soucis qu’ont malheureusement les éthiopiens, on ne va pas se rouler par terre pour ça. Au moins qu’ils puissent voir les blockbusters hollywoodiens.

laisser une réponse