ÉCONOMIE ET TRANSITION ÉNERGÉTIQUE : LA SÉMANTIQUE D’AVENERGY ET DE SUSTAINABLE SWITZERLAND COMME OUTIL DÉCÉPTIF

Posté le 2 août, 2022 dans actu / news

Avenergy, c’est la contraction d’avenir et d’énergie. Or c’est… la faîtière des carburants fossiles – soit l’exact contraire de l’avenir. Laquelle, le ton est donné sur la page d’accueil, veut faire taxer les véhicules électriques pour… maintenir la compétitivité du fossile. La filière prône incidemment le développement de carburants synthétiques émettant moins de CO2 ? Pour continuer à les brûler – et à exploiter donc l’infrastructure de raffinage, de transport et de vente, dont le bilan carbone propre demeure pire que celui des autres filières énergétiques. Brûler du carburant est ce qu’il ne faudra plus faire – et même interdire. Rêvons, et faisons, qu’un jour Avenergy, qui devrait se nommer Passenergy, et ses membres, soient actionnés civilement en class action. Ici et ailleurs. Pour les dommages irréversibles qu’ils ont causé à la planète et, pire encore, avoir tout fait pour freiner la transition pour des motifs égoïstes ces trente dernières années. Après tout, qui casse paie, non ? Dans l’intervalle, on devrait déjà leur faire interdire leur nom.

Sustainable Switzerland, cela fleure l’avenir, le vert, le sauvetage de la planète. Enfin des gens qui vont nous informer correctement ? Or c’est poser les questions sur les incendies aux pyromanes : les partenaires sont ceux qui ne font pas assez, en fait freinent la transition – comme… UBS, economiesuisse, BMW, etc. Le masque tombe au 2ème clic : economiesuisse défend les intérêts des entreprises et des emplois, pas de la planète ni de la biodiversité. Sceptiques ? Allez voir leurs prises de positions au parlement ces dix dernières années. Ces gens bénéficient de la liberté d’expression. Et nous celle de ne pas être dupes. Mais beaucoup le seront par l’étiquette déceptive qu’ils se sont donnée. Ah, l’EPFL et l’ETHZ sont des « partenaires scientifiques » ? Cela ne cautionne rien – parce qu’ils n’interviennent en rien dans le rédactionnel, sont simplement consultés sur les sujets traités, et reçoivent des fonds de tout ce petit monde. Le problème, c’est qu’un tel site apparait louable, déterminé, engagé – alors qu’il émane de gens qui monnaient constamment la lenteur de la transition. Bouh.

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