THIS PERFECT FAKE WORLD IS BROUGHT TO YOU BY FIFA AND UEFA

Posté le 11 juin, 2022 dans actu / news, sport / sportlaw

La production télévisuelle des matches de football est sélective : elle ne montre que le spectacle désirable. Elle occulte les disruptions ou événements sortant du scénario ou allant au-delà des incidents de jeu ordinaires. Censure inadmissible ou motifs légitimes ? 

Sur le principe, un fait d’intérêt public doit être montré. Un événement sportif et tout ce qui l’entoure est un fait de société public qui constitue des news et est repris comme tel. Occulter une partie de ce qui s’y passe est donc une censure. Mais c’est aussi un produit commercial dont l’exploitant possède et vend les droits de diffusion, et dont il gère et régit la production télévisuelle. Produit commercial donc, mais qui vit de sa diffusion gratuite ou payante au… public, et donc des news qu’il représente.

Certaines règles de censure ont un objectif de sécurité : ne pas montrer des incidents ou provocations qui entraîneraient des violences. D’autres un objectif commercial : que l’évènement et sa diffusion ne soient utilisés par des perturbateurs opposés à ou affectant les sponsors, exprimant des messages politiques, ou simplement des streakers. Ces faits ne sont pas montrés pour ne pas les encourager ni qu’ils profitent de l’événement et de son audience. Pas un problème vu que les news couvriront toujours par ailleurs un fait important sortant du scénario ? Ou parce qu’il se retrouve instantanément diffusé sur les réseaux sociaux ? Non – car l’expectative du public est la réalité de l’événement. Pas un monde tronqué ou fake. Le spectacle doit comporter tout ce qui s’y passe et ne pas le montrer constitue bien une censure.

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