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IN DEFENSE OF RONALDO

Posté le 5 décembre, 2016 dans actu / news

Cela devient banal – des fuites, illégales, mènent à un bashing médiatique sommaire et simpliste, selon la vision manichéenne qu’il est bien (et bon pour son journal qui est une entreprise commerciale) de révéler et dénoncer le mal. Surtout celui des riches. Recommandons à nos clients d’obtenir des fuites et des preuves illicites – puisque ces infractions ne sont jamais réprimées si elle servent le fisc ou l’Etat. La messe n’est pas dite dans cette affaire Ronaldo – il faudra des années pour savoir si ou ce qu’il a fait de mal. Un richissime footballeur qui fraude le fisc, c’est nécessairement dégoûtant. Envers l’Etat bien sûr, envers les lois fiscales démocratiquement votées, envers l’humble public qui l’adule et paie son billet pour aller au stade, envers la société puisqu’il est un privilégié multi-millionnaire. Or cela ne démontre rien d’autre et une fois de plus que les systèmes fiscaux sont en bout de course et eux-mêmes dégoûtants, et que personne n’accepte de bonne grâce de se faire piquer plus de 50% de son revenu. Footballeur ou pas. Le vrai problème est celui de la progressivité excessive de l’impôt – laquelle corrompt tout le système. Elle est présentée comme juste principe de redistribution, de solidarité des privilégiés envers les démunis. Peut-être, mais pas au-delà d’un certain seuil. Lorsque 50% de la population ne paie pas d’impôts directs et bénéficie de ce que l’Etat procure à tous en prenant plus de 50% de ce qu’ils gagnent aux plus riches, il y a un problème qu’il est politiquement fautif de ne pas traiter. Et un biais puisque ceux qui ne paient pas ou peu d’impôts sont majoritaires démocratiquement – et peuvent le leur imposer sans autre remède que partir. … suite

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DEMAIN L’AVOCAT (SUITE)

Posté le 29 novembre, 2016 dans avocats / advocacy

Comme dans de nombreux domaines, la 4ème révolution industrielle va imposer des changements fondamentaux à la profession d’avocat. L’avènement de nouveaux modes d’exercice devra être accompagné pour que la technologie modale demeure en résonance symbiotique avec les sensibilités multiples des avocats et du public. Les interfaces électroniques de prestations seront développées avec des logiciels intelligents dans des incubateurs technologiques, en synergies à la fois horizontale et transversale avec le Barreau. Le vécu sera préservé au sein de processus en réseau ouvert de manière à limiter la disruption temporelle d’une profession conservatrice, soit gardant l’avocat au centre. L’idéation des nouvelles ressources sera polymorphe, évolutive et en étoile. Ces architectures nouvelles permettront des transferts optimisés de la substance interne du conseil, ou des choix effectués synthétiquement ou algorythmiquement. La révolution de l’intelligence artificielle est en marche et elle ira très loin (sic), une transition sérieuse vers une réalité augmentée et vers des actes et contrats fondés sur le data ou des prédictions légales quantiques. Cela fait quand même du bien de temps en temps d’écrire n’importe quoi. Cela reste très humain – comme le Maire de Champignac. L’intelligence artificielle ne sera vraiment intelligente que quand elle sera aussi capable de dire n’importe quoi – et d’en rire. Mais qu’attendre donc réellement ? Le métier d’avocat va évoluer comme les autres. Il y aura une pression sur les prix, et donc sur les revenus et les coûts de production, du fait de l’absence de croissance, de la standardisation de certaines prestations, mais pas nécessairement dispensées par des machines, et de la concurrence dans cette réduction des structures de coûts. … suite

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ON EN PEUT PLUS DE LA CRAVATE – ET LE CLASSEMENT A VENIR DES MEILLEURS AVOCATS !

Posté le 24 novembre, 2016 dans avocats / advocacy

Sujet « magazine » pour commencer – gros coup de dress down dans la profession, ici et ailleurs. A voir les quidams en ville ou dans les bureaux, ne portent plus complet et cravate que ceux qui le doivent par code ou par obligation. Et du coup souvent banals, moches ou démodés. Un beau complet et une belle cravate, ou des bretelles, restent élégants voire magiques – comme Frank Galvin dans The Verdict. Leur devoir quotidien les affligent. Plus personne n’en peut plus et le col ouvert s’est imposé. Les pays et cantons qui imposent la robe avaient déjà accouché de débraillés sous celle-ci, magistrats compris. Quinze ans après la bulle Internet qui avait fait des tycoons de nombreux geeks en jeans au milieu du derrière et sweat hoody, avant que son éclatement ne les fasse se rhabiller, tant pis tant mieux. Le Temps et Bilanz ont lancé un grand sondage pour révéler un classement des meilleurs cabinets d’avocats de Suisse. Alléluia. Les résultats seront ensuite envoyés aux 1000 plus grandes entreprises de Suisse (gratuitement – mais cela générant des annonces). L’institut indépendant allemand Statista a été mandaté pour le mener. Le sondage portera sur 6’500 avocats dans 2’000 cabinets, et sera fondé sur les réponses de trois groupes-cibles : clients, juristes d’entreprise et avocats eux-mêmes. C’est la mode des classements – et pas étonnant qu’il n’y échappe de vouloir « classer » les avocats. Mais cela reste un exercice commercial. Questionné sur la méthodologie et le risque de distorsion de concurrence qui peut résulter d’un tel exercice, Statista a mis en avant le nombre de sondés et de réponses attendues, et l’impossibilité de recommander son propre cabinet. Par transparence, la méthode sera également publiée avec le palmarès. … suite

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FAILLITE DE LA BANQUE PRIVEE ESPIRITO SANTO : UN NOUVEAU TEST – DEJA RATE ? – POUR LA JUSTICE PENALE SUISSE

Posté le 18 novembre, 2016 dans finance / eco

Ce blog l’a souvent dit – la justice pénale suisse est à la peine dans la répression des infractions pénales économiques commises dans la finance par des acteurs a priori légitimes. Coïncidence et opérations de com., le premier procureur genevois Yves Bertossa et le procureur général de la Confédération Michael Lauber étaient dans les journaux la semaine dernière pour vanter leur détermination dans la lutte contre la criminalité économique. Ces autorités affichent des résultats dans la poursuite de la corruption internationale, de son blanchiment et la saisie de leur produit. Mais ces infractions sont assez faciles à poursuivre. Les éléments constitutifs sont simples. Et dès l’instant où une partie des faits est mise à jour, souvent par des déclarations de soupçons des banques ou par la presse, la trame se fait jour, le paper trail apparaît et l’écheveau se démêle. Il suffit de bloquer les avoirs identifiés, et difficile pour quiconque de se pointer pour les réclamer en pouvant démontrer qu’ils ne sont pas mal acquis. Quand il s’agit d’infractions commises sur les marchés ou au sein des banques ou de mécanismes d’investissements, il n’y a en revanche plus personne – car ces infractions sont difficiles à comprendre, à démêler, nécessitent des actes d’enquête plus nombreux et une compréhension des marchés que ces autorités n’ont pas. Ajoutez-y la présomption de bonne fin dont jouissent indûment ces secteurs d’activités pour assurer l’impunité concrète de fraudes graves. La dernière en date est la faillite de la Banque Privée Espirito Santo. … suite

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DOMMAGE ET TRISTE – ET UN NOUVEL ORDRE POLITIQUE MONDIAL ?

Posté le 10 novembre, 2016 dans actu / news

La défaite d’Hillary est-elle le signe d’un nouvel ordre politique mondial – aux composantes hétéroclites et à suivre ? Puisque gagne le politiquement incorrect, quelques réflexions dans cette ligne. Tout plutôt qu’une femme : un noir quasi-non américain et allégué musulman en 2008, puis un raciste vulgaire misogyne et novice en 2016. En 2008, le message subliminal consensuel était qu’Hillary n’était encore que « femme de » Bill, ex-gouverneur et ex-président, nonobstant un CV remarquable comme le soutien apporté à la carrière de son homme. Et que ses sept ans au Sénat n’étaient pas suffisants, pour une femme. Obama n’avait été que quatre ans sénateur mais, charismatique et orateur magnifique, il incarnait un renouveau par rapport aux Clinton, et noir et homme. Le 8 novembre, le candidat le mieux qualifié de l’histoire a perdu contre le candidat le moins qualifié de l’histoire. Rien n’est assuré en politique, pas même sur ses compétences. Mais le candidat le mieux qualifié de l’histoire est une femme. Politicien démocrate doué et impétueux, Anthony Weiner a envoyé des photos de son caleçon gonflé à des femmes qu’il ne connaissait même pas, et ne sautait donc pas, par Twitter. Indignation, railleries et curie médiatique monstrueuse en boucle des semaines durant. Scandale et démission du Congrès, puis fiasco pour la mairie de New-York. Parce qu’un politicien de l’establishment politico-médiatique social-démocrate est soumis à ses règles. Donald Trump fait infiniment pire – sans dommage puisque son électorat, laissé pour compte de la social-démocratie bien-pensante, s’en fiche, femmes comprises. Mal pour un bien, cette campagne a montré sur ce point les limites des mauvaises querelles de moralité qui minent trop souvent la politique au détriment du fond. Rien n’exige l’avènement de seules personnalités acratopèges sans vices ni cahots. … suite

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C’EST PAS UN PROBLEME SI J’AI RIEN A CACHER – ET POURQUOI IL FAUT ALLER VOIR LE FILM

Posté le 6 novembre, 2016 dans actu / news

Cette phrase est la plus dangereuse qui soit pour nos démocraties et Etats de droit. Et non pas le crime ou les atteintes à la sécurité que ceux qui l’emploient prétendent vouloir prévenir. Il faut tenir bon et se battre – toujours. Parce qu’elle justifie que l’Etat surveille et in fine sache tout de chacun, ou le puisse, ce qui est la définition propre de l’autoritarisme – même en habits de ville. Et que s’y plier, volontairement ou contraints, est un affaissement des droits fondamentaux, qui mène à la fin de la liberté individuelle. L’étape suivante, envers celui qui est scruté sans qu’il n’existe de soupçon qui le permette, parce que cela est acceptable pour le bien sécuritaire de tous, vu qu’il n’a rien à cacher, est le renversement du fardeau de la preuve. Prouve que tu n’est pas délinquant, terroriste, d’où vient ton argent. Si tu n’as rien fait de mal, tu peux le prouver. Ce qui entraine à son tour la fin de la présomption d’innocence. Et donc de la liberté. Or chacun est en permanence à trois contacts d’une personne qui a quelque chose à se reprocher. Ce qui est la porte ouverte à tous les prétextes d’investigation et à l’impossibilité d’apporter une preuve négative. Le monde est alors foutu, autoritaire, arbitraire, totalitaire. Simpliste ? Ridicule ou exagéré par les garde-fous juridiques qui existent ? Non car l’histoire récente, même dans les grandes démocraties, montre qu’ils faillissent parfois, par faiblesse, connivence ou simplement dysfonctionnement. Et que la tentation de s’affranchir des règles pour traquer le mal sur un a priori, de faire un mal pour un – prétendu – bien, a toujours existé. Et qu’elle existe encore quand un serviteur de l’Etat pense être investi d’un cas dans lequel la fin justifie les moyens, c’est-à-dire souvent. … suite

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IDIOCRACY

Posté le 31 octobre, 2016 dans finance / eco

Idiocracy, au-delà d’un film que la postérité ne retiendra pas et d’une première acception de gouvernement formé d’idiots, signifie government that is based upon abstract theory. Et cela est intéressant et dans l’air du temps – car collant à la tendance naturelle à traiter un sujet de manière isolée, cadrée, scolaire. Que l’analyse ou le traitement soient bons, ou non, ils seront déconnectés de leur contexte. Ce travers, qu’appliquent avec soin juges, administration et politiciens, pensant devoir traiter des sujets pour eux-mêmes et dans un cadre limité, mène à des décisions injustes, inopportunes ou systémiquement incohérentes. L’actualité de la finance en offre des exemples sans cesse renouvelés. Dans le paysage d’un risque des grandes banques plus élevé qu’avant la crise, la Deutsche Bank, punie et amendée ad nauseam pour des violations du droit, du blanchiment aux taux d’intérêts etc. etc., est aujourd’hui un risque systémique concret. Alors qu’à nouveau les produits dérivés à son bilan en sont la cause, et nonobstant des régiments de comptables, auditeurs, risk managers et legal & compliance, il sera traité comme tel, techniquement, technocratiquement, isolément. Et, pour cette raison, sans aucune sanction des fautifs, qui pourtant existent, sur la base de règles sortant de ce cadre du risque systémique. Aux Etats-Unis, la vieille et honorable Wells Fargo a été prise la main dans le sac d’une fraude assez minable : avoir ouvert près de deux millions de comptes et comptes de cartes de crédit à des clients l’ignorant ou n’y consentant, et encaissé $ 2,6 millions de frais. … suite

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S’AFFRANCHIR DE L’HUMAIN ET SUPPRIMER L’IMPÔT

Posté le 23 octobre, 2016 dans divers

Qu’est-ce que cela a à voir ? Vous verrez. Les robots sont partout. Ce blog en a parlé, comme aide ou succédané d’avocat. C’est-à-dire comment la machine, qu’elle ait une tête de machine ou, par anthropomorphisme, d’humanoïde, pourra, par la programmation, la puissance de calcul et d’analyse statistique, trouver des réponses à des questions de base ou affiner la réponse à des questions complexes. Mais aujourd’hui, les robots sont annoncés partout. Remplissant plus de tâches encore dans l’industrie, mais désormais dans les services, la maison, et comme interface vocale ou numérique avec le consommateur, sous forme de « bot ». L’homme vise, par fascination pour la technologie, qui a toujours été moteur de progrès, ou par nécessité d’efficience économique, à remplacer toujours plus d’activité humaine par de l’activité synthétique. La révolution industrielle 4.0, qui désœuvrera une large part de l’humanité, pousse l’homme à se repenser : comment ceux qui ne feront plus pourront-ils gagner de quoi consommer ce que feront les robots ? Quelle sera la place de chacun, des « improductifs » ? Certains possèderont-ils des robots comme jadis des esclaves, comme source de revenu ? Comme qui possède un outil ou une machine. Ou encore les robots auront-ils des droits ? Au danger économique et sociétal s’ajoute le danger philosophique de s’affranchir de l’humain pour nombre de tâches et interactions qui les unissaient. Déprimant que les milliers d’hommes parlant sur des chats érotiques ne sachent pas qu’ils parlent à des machines. Ou que la vitrine d’un sex-shop ne montre plus que des dildos USB lisses et design comme un magasin de téléphones portables, plus rien qui ne ressemble à la chose et preuve supplémentaire que même le plaisir et sa fantasmatique s’affranchissent du réel. Et ce qui pose la question de l’impôt – faudra-t-il taxer les robots, ou leur activité ?

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LANGUE DE BOIS

Posté le 16 octobre, 2016 dans divers

Intérêt par définition pour le premier débat de la primaire de droite, avec ses chevaux de retour et figurants. L’avocat et le politicien sont des rhéteurs – même si l’exercice est différent : le premier doit convaincre un juge de faits et du droit, sur la base de la loi et de règles de preuve ; le second doit convaincre chacun, ce qui est vaste, de son action future. Et résigné à ce que la France ne soit pas le Canada ni n’ait de Justin Trudeau sous le pied. Le système des partis et les cursus électifs et gouvernementaux sont conçus de manière complexe et féodale, pour protéger, proposer et élire à l’ancienneté. Les ex-quadras ambitieux devenus quinquas le réalisent avec frustration : le train passe pour eux, parce que les vieux sont encore bien là. Mais pour certains parce qu’ils sont un peu juste, pour n’avoir été aspirés dans la filière qu’en tant que bons faire-valoirs. Ce qui a frappé, il faudrait être candide pour en être surpris mais le facteur sept l’amplifiait, était l’inévitable refuge dans la langue de bois. L’escamotage des idées et problèmes par des formules générales, banales, élimées, dont on ne peut plus. Tout y est passé, comme d’habitude finalement : le changement, les valeurs, rassembler, la vérité, le déclin, la faillite, redorer le blason, remonter la pente, la honte, la crise, l’emploi, la fracture, les réformes, les français, les françaises, les compatriotes, la république. Et cette incapacité maladive, fonctionnelle, à ne pas répondre directement et intelligiblement. La langue de bois est une figure de rhétorique. Fascinant qu’aucun ne s’en affranchisse, ne le veuille, ou même ne le réalise. Qu’aucun communiquant n’en soit capable non plus ou ne puisse l’imposer à son champion. … suite

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AVOCATS DE LA ROUTE !

Posté le 10 octobre, 2016 dans divers

La route est un monde en soi. Et à part. Non pas « un dernier espace de liberté », comme dans les revues – il n’y a pas de liberté particulière dans une activité humaine qui est une des principales sources de mise en danger d’autrui, autre que celle, constitutionnelle, de se déplacer. Mais un monde mêlant, de manière interlope, puissance, utilitarisme, esthétique, mécanique, machisme, paraître et politique. Montre-moi ta voiture je te dirai qui tu es. Normal qu’il ait ses lobbies, avec la tête de l’emploi, et ses avocats – spécialisés. C’est un pan de l’économie et un marché comme un autre. Le code de la route est complexe, ou plutôt sa jurisprudence. La privation du droit de conduire est un acte socialement important. Et les accidents ont des conséquences complexes. C’est dire que Via Sicura, pouvant faire d’une mère de famille une délinquante passible de prison, exemple habituel puisque plus commode pour le dénigrer que le mâle viril au volant de sa Subaru tunée, était une cible aisée de récrimination des lobbies et du peuple : automobiliste vache-à-lait pris pour un gangster alors que c’est un honnête citoyen. Etonnant sachant qu’il n’y a pas d’autre forme de délinquance dont le coût social soit si élevé et qui fasse autant de morts. Etonnant s’agissant de normes visant à assurer la sécurité – qui importe à tous. Mais nous sommes tous à la fois victimes potentielles, en bénéficiant, et auteurs potentiels, susceptibles d’être punis. Or le seul problème était juridique : retirer son pouvoir d’appréciation au juge. Comme dans d’autres domaines, cette volonté du législateur d’imposer des peines sans égard pour une situation particulière est une négation de la justice (outre une inadmissible défiance d’un des trois pouvoirs envers un autre). Il était donc bien que le Tribunal fédéral tempère Via Sicura en ce sens. Peu importe que cela ait été pris par certains comme le résurrection d’un joker ou d’une marge. Cela ne sera pas le cas dans la majorité des cas. … suite

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